lundi 2 novembre 2009

Curriculum Vitae

MAILLE Rivière et TISSAGES


MAILLES Bambou

ENCRE DE CHINE 2

ENCRE DE CHINE

mercredi 2 septembre 2009

MANIFESTE POUR UN CENTRE CHOREGRAPHIQUE

1
Monsieur le Président du CCNRB,
En guise de lettre de motivation, j’ai préféré vous livrer dans un élan comme après mûre réflexion, une sorte de « manifeste » dont les formes me semblent plus justes pour rendre compte de mon désir de postuler à la direction du Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne. Si cette forme n’est pas exempte de la véhémence qu’un manifeste comprend presque par nature… j’ose pourtant espérer que vous distinguerez, derrière l’énergie de ces mots, si ce n’est la lettre, tout au moins la motivation effective qui permet soudain à des artistes de rêver un lieu. Et ce, je l’espère, de façon plus lumineuse, que ne le ferait la lettre canonique du genre.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mon plus sincère respect.
Boris Charmatz
2
manifeste pour
un Centre chorégraphique national.

Je ne m’emporte pas, je propose simplement d’enlever le mot « centre », d’enlever le mot « chorégraphique », et d’enlever le mot « national » !
Le mot « centre » de Centre chorégraphique national est le résultat d’une formidable politique publique qui a prouvé que le centre pouvait être pluriel et se multiplier ailleurs que dans la capitale de France. Et pour que cet élan demeure, une autre émancipation doit s’énoncer aujourd’hui : la question du centre et du décentrement laisserait alors la place à un espace où cette problématique ne subsisterait que comme trace.
La recherche du « centre »… Pour un danseur, le mot résonne d’abord physiquement. Il n’y a pas si longtemps, on lui demandait systématiquement, tout au long de son entraînement, de « trouver son centre ». Mais aujourd’hui, il est généralement admis que le corps n’a pas de centre, et cela ne lui manque pas. Le corps de la modernité n’a pas besoin de centre, car ce centre absent, le noyau qui permettrait de se rassurer, n’est pas là, n’est plus là. Car sur le vide d’un corps exproprié de tout centre, il y a de la place pour la danse.
C’est pourquoi on peut aussi gommer le mot « chorégraphique », pour y revenir autrement. Certes la danse comprend une dimension proprement chorégraphique, mais elle déborde aussi allègrement de ce cadre. La danse est beaucoup plus large que le chorégraphique : son territoire doit s’étendre si l’on veut voir s’ouvrir l’espace symbolique trop fermé dans lequel elle se tient encore dans notre société. L’espace d’un Centre chorégraphique national doit balayer bien au-delà de ce qui relève du seul chorégraphique. On devrait même pouvoir donner la direction d’une telle institution à un danseur (et non aux seuls chorégraphes) ! Un danseur, c’est à la fois plus et moins qu’un chorégraphe : c’est quelqu’un qui travaille sous la direction d’autres chorégraphes, qui soutient aussi plus que son propre travail, et qui sait que son corps est travaillé par le travail de bien d’autres, du corps de ses parents, au corps de ses professeurs, au corps social tout entier. Et s’il est parfois l’interprète d’une écriture chorégraphique, un danseur peut aussi être n’importe qui, car n’importe qui a, un jour, essayé. Je propose de gommer « chorégraphique » parce qu’un Centre chorégraphique national est bien plus qu’un espace où un chorégraphe trouve les moyens d’épanouissement de son travail. Au-delà du soutien à des compagnies de danse, il faut penser aussi en dehors du cadre chorégraphe-interprète-compagnie, dégager une matière symbolique plus riche… Alors tout le monde, les pratiquants, les croyants, les artistes, les incroyants, les exclus du monde de l’art, ceux dont on pense à tort qu’ils en sont exclus, les autres, tous les autres, qui ne savent pas encore où les Centres chorégraphiques se trouvent, pourraient y trouver de quoi activer l’imaginaire. Ce qui fait danse doit toucher aujourd’hui bien au-delà du cercle restreint de ceux qui la structurent au quotidien, et s’ouvrir à une dimension anthropologique qui éclate joyeusement les limites induites par le domaine proprement chorégraphique.
Et alors le « national » ne suffit plus non plus. L’espace mental d’une action d’envergure doit être au minimum locaglobalrégioeuropéointernationabretotranscontinensud.
Universel et particulier.
Aussi sur la façade, on pourrait tout simplement écrire :
musée de la danse
3
Je propose donc de transformer un Centre chorégraphique national en un Musée de la danse.
Sérieusement.
Sérieusement et dans la joie.


Boris Charmatz
Fait à Leipzig, Berlin, Vienne, Rennes, Vanves, Bruxelles, Montreuil, en l’espace de quelques nuits tenaces.

LESLI


Voile de coton tricoté,
point de "rivière".

samedi 29 août 2009

Les rencontres de la photographie.

Le chariot à musique.

La case de cousin Paul

http://www.lacasedecousinpaul.com/points-de-vente

Marie Jo vole.

lundi 22 juin 2009

Structure silencieuse

video

vendredi 19 juin 2009

<Le silence n'est pas une simple absence de paroles.La parole est au fond du silence, comme un rire perfidement retenu.
LEVINAS>.
D’aspiration, d’inspiration, de souffle.
Sans cesse je cherche la permanence dans la fluidité de l’evanescence. L’infime perturbation des tendances,le multiple dans son ensemble, le divers dans l’unité. Le pâle devient
lumière et vapeur, le sombre s’abîme dans le vide.
Les pantones ne m’auront pas! Méfiez vous! Je mords! Je consens comme je conçois, je modère comme je perçois.Je ne confine à aucun préjugé.L’expérience est ma trame. La trame est mon fil.